OCTAVE NOIRE – NEON

ON

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Date: 7 février 2017

Categories: Enregistrement / Mastering / Mixage

 

 

LIBERATION :

La chanson électronique française est un micro domaine de casse-cou dont la simple évocation crispe les tympans de certain. Si quelques-uns s’en sortent bien, souvent en jouant l’intime et le minimalisme – on se souvient notamment de Mohini Geisweiller -, le compositeur Octave noire réussit, lui, l’exploit d’arriver à ses fins en allant dans le sens opposé, celui, si risqué, d’un grandiose éhonté. Des chansons de facture plutôt conventionnelle pour la plupart, composées principalement au piano, enrichies de kilomètres d’arrangements, aussi bien électroniques que plus classiques (les violons ne sont pas toujours discrets). Evitant l’épuisement par overdose d’emphase, le premier album d’Octave noire, Néon, sait varier les ambiances pour garder l’attention. L’Envol durcit brutalement la production électronique avec beaucoup de réussite, quand la Sainte nuit renvoie au Gainsbourg de Melody Nelson, jusque dans les intonations de la voix. Sur un tube disco insiste – bien sûr – sur les références disco et les guitares funky alors que le titre de clôture, The Shapes, change carrément la formule avec une petite ritournelle guillerette à l’enrobage bricolé, là où tout l’album semble si léché. On pense ailleurs à Sébastien Tellier pour une certaine excentricité synthétique, ou à Jean-Michel Jarre à l’époque où il épaulait Christophe. Ce Néon porte bien son nom, collection de péripéties nocturnes, de voyages sur le bitume de la ville, dont la grandiloquence n’efface jamais une certaine portée intime. Rien de moins qu’un petit exploit.

INROCKS :

 « Un premier album sidérant de beauté et de maîtrise, qui agrandit l’horizon de la pop électronique et onirique made in France. »